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Expression des groupes politiques

Groupe Socialiste, Républicain et Citoyen

Une réforme n’est pas forcément une avancée

Notre pays doit pouvoir s’adapter aux évolutions économiques, environnementales, sociales et sociétales. Mais nous devrions pourtant nous méfier de ce qui est systématiquement présenté comme moderne, pragmatique et plus rentable, surtout lorsqu’il s’agit des services publics.

La vocation d’un service public n’est pas d’être rentable et la véritable modernité c’est plutôt d’assurer l’accès aux services sur l’ensemble du territoire avec une égalité de tarifs.

C’est ce qui a motivé notre engagement à développer le Très Haut Débit Internet là où les opérateurs privés de téléphonie n’avaient pas l’intention d’aller ou alors à un tarif exorbitant pour la population rurale. 

Nous avons le même raisonnement concernant l’entretien et la restauration dans les collèges alors que bon nombre de Départements font le choix de transférer cette compétence au secteur privé. Nous nous y refusons. Cette gestion publique nous permet de proposer un tarif minime, de préserver la qualité tout en favorisant les produits locaux et bio dans les cantines. Cela permet aussi d’assurer une présence continue de nos agents auprès des jeunes parce qu’ils sont membres à part entière de la communauté éducative.

Le service public, garant de l’égalité entre les citoyens quel que soit le niveau des revenus, c’est tout simplement la continuité de la République dans les territoires. Ce bien commun devrait nous rassembler et non nous diviser.

Laurent DUPORGE

Groupe Socialiste, Républicain et Citoyen

Groupe Union Action 62

Pour une société réellement inclusive

Les AVS, ou Auxiliaires de Vie Scolaire, se sont multipliés dans les établissements ces dernières années. Ils accompagnent les élèves en situation de handicap scolarisés en classe ordinaire.

Qu’il ait déjà un dossier auprès de la MDPH ou non, les parents de l’enfant peuvent demander l’attribution d’une AVS. La demande est étudiée par la MDPH qui transmet sa décision à l’Éducation nationale. Cette dernière doit ensuite affecter une AVS à l’enfant, en fonction des disponibilités.

Depuis la loi de 2005 sur le handicap, les demandes ne cessent d’augmenter dans le Pas-de-Calais : ces dix dernières années, les demandes AVS sont passées de 2500 à 5500 par an. Les services de la MDPH se retrouvent saturés par cet afflux de dossiers à traiter. Pour l’Éducation nationale, c’est une question de moyens humains qui se pose, le nombre d’AVS n’étant pas suffisant pour répondre aux décisions prises par la MDPH et aux souhaits des familles.

Le Président de la République s’était engagé à ce que chaque enfant pouvant en bénéficier soit accompagné par une AVS dès cette rentrée scolaire. Ce n’est pas le cas. Des efforts sont pourtant faits par chacun. Ainsi, du côté de l’Éducation nationale, une expérimentation sera faite dès cette année avec des pôles d’enseignement pour changer l’organisation des AVS. A la MDPH, ce sont tous les dossiers déposés avant mai qui ont pu être étudiés avant la rentrée.

Maïté MULOT-FRISCOURT

Présidente du groupe Union Action 62

Groupe Communiste

Le Pas-de-Calais : une terre de sports et qui doit le rester !

Le Département est un partenaire reconnu du monde sportif. Il aide plus de 60 comités Départementaux qui fédèrent près de 3000 clubs sportifs. Il contribue aussi à la création d’équipements sportifs dans les communes, à l’organisation d’évènements sportifs, au développement du sport dans les collèges, au sport de haut niveau…

C’est donc avec colère que nous avons appris la décision du gouvernement d’amputer le budget du ministère des sports de 450 millions d’euros au moment même où la France est championne du monde de football et obtient l’organisation des jeux olympiques de 2024 !

Ce sont 1 600 conseillers techniques qui travaillent auprès des fédérations au développement du sport pour tous, au sport de haut niveau et à la formation des cadres qui vont disparaître. C’est un véritable scandale !

Après la suppression des contrats aidés, c’est encore un mauvais coup porté au développement de la pratique sportive.

Demain ce sont les fédérations, les comités qui devront embaucher leurs propres conseillers techniques. Bien sûr, Il y aura les grosses fédérations qui pourront payer et il y aura … les autres.

Les élus communistes seront aux côtés des acteurs du monde du sport, professionnels et bénévoles pour défendre leurs intérêts et résister à cette volonté de marchandisation du sport.

Ludovic GUYOT

Président du groupe Communiste

Groupe Front national

Et maintenant, ils veulent nous faire taire !

Lors de la Commission permanente du 14 mai dernier, un membre de la majorité, de surcroît vice-président du Département, a pris le prétexte d’une délibération relative à un projet de soutien à l’autonomisation des femmes au Tchad pour s’attaquer à notre dernière tribune, parue dans l’Echo du Pas-de-Calais numéro 180. Un texte dans lequel nous dénoncions précisément des subventions attribuées à des projets parfois fantaisistes, souvent exotiques et sans aucun lien avec l’intérêt des habitants de nos territoires.

"Ça suffit, maintenant !" a hurlé en conclusion de sa diatribe ce socialiste bon-teint et, en tant que tel, fervent défenseur de son lointain plutôt que de son prochain. Non contents d’écarter les élus FN – pourtant aussi légitimes qu’eux – des instances et organismes qu’ils considèrent comme stratégiques, les socialistes voudraient donc à présent nous réduire au silence.

Eh bien non ! Qu’ils sachent que chaque attaque à notre encontre ne fait que nous renforcer dans nos convictions et notre détermination à défendre la France et les Français d’abord !

François Vial

Président du groupe Front national

Respect du pluralisme démocratique, du droit et des personnes

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